Une délégation sud-africaine qui devait se rendre à Ramallah a été interdite d'entrée par Israël. Une mesure qu'essuient régulièrement des militants français qui se rendent en Palestine. Sauf que dans le cas présent il s'agit d'un ministre et que l'Afrique du Sud est plus courageuse que la France quand elle se fait brimer. La riposte est annoncée.

Le BDS va dévoiler un plan contre "les politiques discriminatoires" d'Israël

Israël a refusé un visa d'entrée à un ministre sud-africain invité par l'Autorité palestinienne

 

Le ministre sud-africain de l'Enseignement supérieur et de la Formation, Blade Nzimande, qui devait se rendre à Ramallah, a été interdit d'entrée sur le territoire israélien.

Nzimande avait été invité à Ramallah par son homologue palestinien du 25 au 29 avril.

Son porte-parole a déclaré qu'il visiterait de toute façon l'Autorité palestinienne, malgré les mesures prises par Israël, selon le Times of Israel.

Pretoria pourrait "prendre des mesures si l'interdiction n'est pas levée", a-t-il prévenu.

"Nous ne permettrons pas à Israël de déterminer pour nous quel ministre peut ou non visiter la Palestine. Cela mine notre souveraineté et notre autodétermination nationale", a-t-il ajouté.

Nzimande – à la tête du Parti communiste sud-africain – a qualifié la mesure israélienne de "déclaration d'agression diplomatique contre notre gouvernement."

Le Parti communiste sud-africain a de son côté indiqué qu'il "condamne en les termes les plus forts la décision du régime d'apartheid israélien", ajoutant qu'il entend "intensifier sa campagne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) contre Israël."

Le chef de la diplomatie israélienne Avigdor Lieberman a fustigé vendredi le Parti communiste sud-africain, affirmant que ses déclarations étaient "hypocrites", compte tenu des récents événements contre les étrangers en Afrique du Sud qu'il a qualifié de "racistes".

Suite à la controverse autour de la visite de Nzimande, le parti communiste sud-africain et le mouvement BDS ont annoncé dans un communiqué publié lundi, qu'ils dévoileront bientôt un plan pour tenir Israël responsable de ses "politiques de droite discriminatoires", selon le Jerusalem Post.

"Le gouvernement israélien tente par tous les moyens de cacher ses atrocités contre le peuple palestinien et de minimiser le nombre de personnes qui peuvent réellement voir ce qui se passe sur le terrain", a déclaré Nzimande aux médias sud-africains.