Les causes de la montée de l'antisémitisme étant clairement identifiées, les Etats-Unis peuvent y remédier en faisant cesser la politique criminelle et impunie d'Israël, tandis que le gouvernement français accuse l'extrême gauche, les antisionistes et les quartiers populaires.

Antisémitisme à New York 2014

 

Les Etats-Unis sont le théâtre d'une poussée antisémite depuis le mois de juillet. A New-York le nombre d'actes antisémites a augmenté de 40% depuis le début de la guerre de Gaza appelée "barrière protectrice", menée en juillet et août et qui a sacrifié la vie de plus de 2000 Palestiniens innocents dont environ 600 enfants dans un carnage atroce, et provoqué des destructions massives. 

Le directeur adjoint de la police de New-York ne se cache pas derrières des arguments emberlificotés comme le font les organisations sionistes françaises et le gouvernement qui leur est lié, accusant l'extrême gauche, les descendants de l'immigration et les antisionistes de tous les maux.

"Lors d’un discours devant la communauté juive de New York, le sous-directeur de la police new-yorkaise, Michael Osgood, a expliqué que l’importante couverture médiatique du conflit avait provoqué « une montée émotionnelle » favorisant les actes antijuifs. Il a également fait état d’une montée des agressions contre les musulmans, alimentée par la progression de l’Etat islamique en Irak et en Syrie. " Lire ici

Tandis que le permier ministre Valls, qu'on n'a pas entendu dénoncer le carnage de Gaza, disait jeudi à la communauté juive ce qu'elle voulait entendre  : «Le mal, bien sûr, remonte à la profondeur des siècles. C'est cette détestation millénaire des juifs. Et puis, il y a des forces souterraines, des réseaux notamment sur Internet (…) Sur fond de négation de l'État d'Israël, d'antisionisme, ils propagent la haine du juif, poussent certains à passer à l'acte, à prendre les armes». Expressions qu'il répète à chaque visite à la communauté juive.

Le mensonge et l'anathème n'ont jamais permis de résoudre un problème. L'impunité d'Israël qui se profile encore une fois, comme après les guerres de haute intensité de 2006, 2008 et 2012 n'est qu'un blanc seing pour commettre d'autres massacres comme le laissent entendre les communiqués du gouvernement et du PS sur la nécessité de désarmer la résistance palestinienne comme condition à la reconstruction de Gaza  et la fin du blocus.

Or tout le monde le sait : les massacres d'innocents par Israël développent l'antisémitisme, ainsi que le deux poids deux mesures qui constitue l'impunité incompréhensible pour ces crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Même le Bureau National de Vigilance Contre L'Antisméitisme, grand acteur de la poursuite des militants défenseurs du droit des Palestiniens le reconnaît à sa façon : « Depuis le début de la seconde Intifada, début octobre 2000, les départements de la couronne parisienne ont été parmi les plus exposés à la vague de judéophobie et d’antisionisme qui ont submergé la France ».

Dans ce contexte, il est surprenant de voir la communauté juive soutenir une politique israélienne (manifestations publiques à l'appel du CRIF pendant le carnage), détestable car elle sacrifie la vie humaine tandis qu'il existe une alternative à la violence, à la destruction et à la mort : la fin de la colonisation et de l'occupation militaire.

Il est surprenant de la voir applaudir ceux qui, pour préserver leur carrière ou par bêtise, ne peuvent pas mener une lutte efficace contre l'antisémitisme parce qu'ils ne veulent pas en reconnaître les sources et affronter alors les organisations sionistes ou Israël?

La communauté juive va-t-elle continuer à se mentir?

Comment pourrions-nous continuer à soutenir et à élire des personnalités politiques qui sont complices des criminels de guerre israéliens encourageant ainsi la montée de l'antisémitisme ?